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Ces photos ont été prises pendant l'été 2005, lors de mon voyage particulièrement dense et très riche en sensations, en République dominicaine. Pendant six semaines, j'ai voyagé seule et enquêté sur l'identité locale et les relations tourmentées des Dominicains avec la couleur de leur peau.
A peine arrivée, je monte dans un taxi: la bachata est à plein volume. La première musique que j'entendrai est "Te amo" de Zacaria Ferreira
Place Nicolas de Ovando, une de mes places préférées à SD (et pourtant la compétition est rude en la matière)
Sur cette plaque on peut lire "Ciudad Trujillo", de l'ancien nom donné à la ville par le dictateur Trujillo, cauchemar de la République dominicaine de 1930 à 1961.
Pas très loin de Neiba, partie de l'île "sous le vent" au Sud de la cordillère centrale. La terre et l'air sont secs, l'emploi est rare, il faut profiter de chaque moment heureux.
Les moustiques se jettent sur moi à l'aube et au crépuscule comme la petite vérole sur le bas-clergé. Et dans cette région il y a des arbres plantés au bord des maisons qui sentent horriblement mauvais !!!
La corpulence des animaux domestiques permet de se faire une idée de la qualité de l'alimentation des humains.
Le marché de Mal Paso. J'ai la sensation d'être dans un endroit où la notion d'Etat de droit est toute relative et je ne suis pas du tout rassurée.
Ces camionnettes servant à transporter les marchandises et les passagers s'appellent les "tap-tap", comme me l'explique cet homme. Les mots écrits sur la carrosserie sont en créole.
Le chien de garde des maisons dominicaines, et un des principaux outils de travail agricole: la machette.
"Anaisa Pié!", crient les participants. Apparemment ce serait en hommage à Anaïs Pierre, esclave sur une plantation en Haïti il y a bien longtemps.